Parrot Disco : une aile volante injustement critiquée

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On connait plus la Parrot Disco pour ses promotions explosives et ses rabais douteux, que pour ses réelles qualités. On a vraiment l’impression que quelque chose cloche en achetant un Parrot disco, mais pas du tout. Parce qu’au final, il n’y pas d’arnaque, la Parrot est même géniale à piloter et suffisement simple à prendre en main pour débuter.

Si j’ai décidé de vous en parler, c’est que j’ai moi aussi craqué dernièrement pour cette aile volante. En même temps, à 300 euros chez Darty, c’est une offre qu’on ne peut pas refuser. Presque trop gros quand on connait son prix de lancement conseillé. Soit environ 1200 euros !

J’ai réussi faire rager un collègue de boulot qui venait d’en acheter une deux semaine auparavant à 400 euros et me disait que l’offre était géniale. Alors à ce prix, je n’ai pour ainsi dire pas hésité à franchir le pas.

La parrot disco : drone ou pas drone ?

Les drones ne se limitent pas aux quadcopters. Bien que la Parrot Disco ressemble plus à un morceau de polystirène qu’à autre chose, il s’agit bien d’un drone.

Pour rappel, un drone est un appareil volant non habité et télépiloté à distance. Alors que ce soit un bout de carton avec deux moteurs ou un octocopter DJI à 15 000 euros, on parle dans les deux cas de drones.

Des sensations au rendez-vous

La Parrot Disco est annoncée pour monter à 80km/h et peut résister à des vents de 40km/h. Mais ce n’est qu’une indication, on peut facilement dépasser les 110km/h avec le vent en poupe ! Je peux vous dire que c’est impressionnant à voir.

Avec le casque FPV dans lequel vous insérez votre smartphone, le pack Disco devient un beau joujou plaisant à piloter et tout à fait sécurisé.

Ca fait cher le morceau de polystirène non ?

Je suis presque outré de voir des critiques aussi injustes à l’egard de la Parrot Disco.

La Parrot Disco est un drone atypique certes, car propulsée par la force d’un unique moteur situé dans ses fesses. Il figure dans la catégorie des ailes volantes et n’est pas composée au sens strict de polystirène mais plutôt d’EPP, une matière plus résistante et très courrante dans l’univers du modélisme.

L’EPP est particulièrement utile pour la conception d’une aile volante qui à l’inverse des multicoptères, continue de planer lorsque son moteur est coupé. Par conséquent, il était presque indispensable d’avoir recours à une matière légère comme l’EPP pour sa construction. Non seulement car le drone pèse moins de 800 grammes et vous évitera de passer une formation obligatoire à partir de Juillet 2018, mais surtout car son autonomie est grandement améliorée.

Passage au crashtest : elle ne bronche pas !

Pour avoir violament crashé ma Parrot Disco après une mauvaise connection d’un recepteur RC dessus, vidéo à l’appui, je peux vous dire qu’il faut vraiment y aller pour la rendre inutilisable. Les gens sur les forums se moquent, mais sa légèreté la rend quasiment indéstructible, car en cas de contact, ses deux ailes se déboitent pour absorber le choc.

Même si vous parvenez à détruire votre Parrot Disco, sachez qu’il est toujours possible d’acheter des pièces détachées pour la réparer. Et ça c’est une chose que même DJI ne propose pas. Une paire d’aile coûte aux alentours de 60 euros chez Darty.

Dis en passant, je n’ai pas eu besoin de racheter d’ailes pour le moment, malgré un crash monumental. Dommage qu’on ne voit pas tout son trajet à travers l’arbre (de 10 bon mètres). Je peux vous dire que j’ai galérer pour récuper une aile coincée à son sommet. Imaginez 2 cons en train de jeter des pierres sur un arbre.

Autonomie et batteries de la Parrot Disco

Oubliez vos drones DJI, avec la Parrot Disco vous n’aurez pas besoin de deuxième batterie. Celle comprise dans le pack est composée de 3 cellules de 2700 mAh. Donné pour 45 minutes, Parrot n’a pas menti et l’aile tient effectivement toutes ses promesses en vol. C’est largement suffisant pour une balade le weekend.

Autre avantage de Parrot sur DJI, c’est que vous n’êtes pas obligés d’acheter des batteries de la marque. Des simples batteries Lipo feront aussi bien l’affaire et peuvent vous permettre d’augmenter l’autonomie jusqu’à 1h30 sur une batterie de 5200 mAh moins chère que celle d’origine vendue à 69 euros pas Parrot.

Je vous invite vivement à regarder cette petite vidéo qui teste des batteries lipo classiques.

Portée et fonctions du Skycontroler 2

Comme sur les modèles DJI d’entrée de gamme, la Parrot Disco fonctionne avec une liaison Wifi et son Skycontroler promet une portée théorique de 2km.

Pour l’avoir testée, on est plus proche de 1k5 mais c’est déjà largement suffisant et impressionnant lorsqu’on la voit à cette distance.

Le Skycontroler 2 dispose de toute une panoplie de bouton. Tellement qu’on ne sait plus quoi en faire. Cette radiocommande ressemble étrangement à une manette de console de jeux un peu bas de gamme. Les boutons à l’arrière apportent un contrôle total de l’exposition de l’image et de l’inclinaison de la caméra.

Le retour vidéo quant à lui est très bon, aucune saccade à noter sur un écran de tablette. Une latence assez faible mais un peu plus visible en mode FPV avec un smartphone, sans vraiment gêner l’expérience de pilotage en immersion.

Autre atoût commun à DJI, c’est la fonctionnalité de return to home, qui permet à l’aile de retourner à son point de départ en cas de perte de signal. Quand la procédure est activée, la Disco revient d’où vous l’avez fait décoller et se met à tourner en rond au-dessus de vous.

Freeflight : une application intuitive Android ou iOS pour la Parrot Disco

Pour pouvoir exploiter pleinement les capacités de la Parrot Disco, il est recommandé d’utiliser un smartphone ou une tablette avec l’applation gratuite Freeflight. D’ailleurs, Parrot a eu la brillante idée de livre son drone avec un support multi-usages. On peut aussi bien y glisser une tablette qu’un grand smartphone.

Somme toute, assez simple, vous pouvez determiner des réglages on ne peut plus classique sur un drone de cette trempe. En outre, il est possible d’ajouter une distance maximale de vol, sous peine de quoi la Disco reviendra automatiquement au point de décollage. Autrement, l’application nous offre tout un pannel de réglages, de l’altitude jusqu’à laquelle la Disco va monter au décollage jusqu’au paramétrages des boutons de la radiocommande.

Une ouverture sur le modélisme traditionnel

Au-delà du mode stabilisé installé d’origine sur la parrot disco avec son Skycontroler, Parrot a pensé que ses pilotes auraient un jour l’envie d’évoluer.

J’entends par là, qu’il est possible d’ajouter un récepteur RC de modélisme et de contrôler complétement manuel sa Disco avec une radiocommande RC.

Mais si j’installe un récepteur en plus, je vais perdre mon retour vidéo non ?

Pas du tout, Parrot a pensé à tout, car vous perdez en aucun cas le retour vidéo. Il est d’ailleurs possible de repasser à tout moment en mode automatique avec le Skycontroler si vous ne vous sentez pas capable de la faire voler en manuel.

 

Un attérissage mouvementé

A la fois un défaut et un avantage à mon sens. Je ne sais plus trop quoi pensé du mode d’attérissage automatique de la Parrot Disco. Un bouton unique permet d’enclecher les phases de décollage et d’attérissage.

Pour le décollage c’est simple, appuyez sur le bouton, le moteur démarre à toute vitesse, vous n’avez qu’à lancer l’aile. Elle décole jusqu’à atteindre l’altitude paramètrée sur l’application Ios et Android, puis se met à tourner sur place dans l’attente de vos ordres. Le mode Leuter est vraiment bien pour commencer, l’aile est capable de voler en rond de façon autonome grâce à un positionnement GPS précis.

L’attérissage est un autre sujet, selon moi beaucoup plus controeversé. Puisque la Parrot Disco est équipée de deux capteurs, un visuel et un ultrason pour se positionner dans l’espace et estimer sa distance par rapport au sol. Ils lui permettent de détecter des obstacles indésirables lors de l’enclenchement de la procédure d’attérissage.

Cette procédure automatisée a pour premier effet de couper les gazs (donc le moteur), l’aile se met alors à planer et perd progessivement sa vitesse en entament une phase de descente. Elle détecte ensuite l’endroit le plus approprié pour attérir et continue de planer jusqu’à toucher le sol en douceur. Cependant, et là est le véritable problème, il ne faut pas s’amuser à déclencher ce bouton n’importe où. Même si l’on peut relancer l’aile en rappuyant dessus à tout moment, effectuer cette opération sur un espace restreint s’avère périlleux car la Disco ne vous laisse presque plus aucun contrôle à ce moment. Ne vous étonnez pas de la retrouver dans un arbre au début ou de foirer votre attérissage au tout début !

Caméra embarquée : pas de 4k mais suffisant

C’est bien connu, la vidéo n’est pas le domaine de prédiléction de Parrot. C’est aussi pour cette raison que DJI n’en a fait qu’une bouchée et commence à sérieusement mettre à mal Parrot sur le marché du drone grand public.

La Disco dispose d’une caméra 180° HD 1080p stabilisée numériquement. Les vidéos sont tout à fait acceptables mais il ne faut pas s’attendre au rendu pro d’un DJI Mavic. D’ailleurs ce n’est pas du tout fait pour, la Parrot est plus un modèle FPV. De toute façon, vous ne pouvez pas faire de stationnaire avec, l’objectif est plutôt de se concentrer sur l’expérience de pilotage et d’avoir un bon retour vidéo en direct.

Finalement pour 300 euros…

Ce n’est pas si cher, compte tenu du niveau de technologie embarqué. L’aile est agréable et presque trop facile à piloter ! A force on perd un peu de plaisir mais ce n’est pas plus mal.

 

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