Parrot Anafi Vs Mavic Air

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Alors que le nouveau Mavic Air cartonne depuis sa sortie début 2018, Parrot riposte avec un projet de longue date ambitieux. L’Anafi est un modèle qui ne répond pas aux mêmes attentes de l’utilisateur mais qui reste sensiblement équivalent sur les grandes lignes. D’ailleurs, Parrot s’attaque clairement à DJI avec l’Anafi sur un secteur de marché très lucratif et chargé en potentiels clients dans un avenir très proche.

Je n’ai pour le moment pas encore testé l’Anafi et m’en tiendrais donc au potentiel apparent des deux drones. Cet article comparera les points clés et utiles, si ce n’est les fonctionnalités uniques de chaque appareil.

1Autonomie en vol et conception des batteries

Un point significatif mais qui ne devrait en aucun cas être rédhibitoire. L’autonomie est avant tout une histoire de batterie mais pas seulement. Le poids du drone et la vitesse des moteurs (et donc du drone) jouent un rôle primordial dans la quantité d’énergie dépensée. L’Anafi est plus léger que le Mavic Air et dispose d’une batterie d’un poids de 125 grammes pour 2700 mAh. La batterie du Mavic dispose quant à elle d’une capacité de 2375 mAh pour un poids de 140 grammes. La différence de masse s’explique par le simple fait que l’Anafi dispose d’une cellule en moins (2S contre 3S pour le Mavic) ce qui la rend plus légère mais réduit en contrepartie la vitesse maximale du drone car la tension des batteries lui donne en partie sa vitesse.

En raison de l’objectif majeur du drone vidéo, j’imagine que Parrot a fait un sacrifice de taille en abaissant la vitesse maximale de son drone. En revanche cela lui permet d’avoir un gain non négligeable en terme d’autonomie. L’anafi dispose donc d’une autonomie annoncée à 25 minutes contre 21 minutes pour le Mavic Air. Dans les deux cas et selon la vitesse du drone, l’autonomie est légèrement inférieure aux chiffres affichés sur le papier.

L’abaissement de la tension de la batterie du Parrot Anafi n’est pas seulement liée au poids de l’appa

reil. En effet, grâce à un ingénieux système de recharge, les batteries peuvent donc être rechargées avec une prise USB-C standard. Si vous avez oublié votre chargeur, il sera toujours possible d’emprunter un chargeur de smartphone récent. L’aspect mobile et transportable du Parrot est dominant.

Néanmoins, il ne faut pas s’arrêter à cela, car le prix de la batterie de l’Anafi a été longuement critiqué sur le web. 99 euros pour une batterie aussi petite, c’est presque du vol. Déjà qu’à 79 euros pour une batterie de Mavic on franchissait un limite à ne pas dépasser car la batterie représente à elle seule 10% du prix du drone. Pour l’Anafi c’est encore pire. Lorsqu’on sait combien coûte une batterie Lipo, on peut comprendre que Parrot au même titre que DJI cherche à pérenniser son modèle économique avec d’autres moyens que leur drone. On se

batterie 3s 2375mAh

rappelle de la Parrot Disco, qui elle disposait d’un port XT60 standard et permettait donc d’y intégrer n’importe quelle batterie Lipo. Ce n’est plus le cas, car les batteries disposent toutes de connectiques propriétaires vous obligeants à rester dans l’écosystème de la marque.

Enfin, les deux batteries disposent d’un testeur à led intégré dont ne disposait pas auparavant Parrot.

Résultat : Match nul. Malgré l’intelligence de Parrot pour réduire le poids et augmenter l’autonomie de son Anafi, le prix à payer pour une batterie est exagéré. De plus, le rapport/prix autonomie est à peu de choses prêt similaire mais le Mavic Air conserve toujours une vitesse supérieure en vol. Au final, il serait injuste de privilégier un modèle ou un autre pour ces raisons.

2Performance Vidéo et Photos

Puisqu’il s’agit de la fonction première des drones de loisir de cette catégorie, il me semblait logique d’aborder ce sujet au début de cet article. Encore une fois, les deux sont aux coudes à coudes sur ce plan, avec selon moi un léger avantage pour l’Anafi du à sa sortie plus tardive.

Comparaison des capteurs

Effectivement, l’Anafi est équipé d’un capteur Sony plus récent de la même taille que celui du Mavic Air, soit 1/2.3″. Il dispose d’une résolution plus élevée et donc d’un nombre de pixels très supérieur au Mavic. 21 Millions de pixels contre 12 Millions pour le Mavic Air. Cela lui donne une plus grande viabilité pour des applications comme la photo ou la photogrammétrie avec des images plus détaillés. Inversement, le Mavic Air a l’avantage d’être plus flexible et performant en basse lumière avec une plage dynamique sensiblement supérieure.

Optique, ouverture et distance focale

Il est très difficile de juger à l’oeil nu la qualité des optiques utilisées sur des caméras d’aussi petite taille. Nous avons sur les deux modèles des optiques grand angle fixes presque identiques, 26 mm pour l’Anafi et 24 mm pour le Mavic Air. Une légère supériorité de l’objectif de l’Anafi, qui pour compenser son manque de performances en basse lumière réduit son ouverture à f/2.4 contre f/2.8 pour le Mavic. L’obturateur électronique quant à lui est plus rapide sur l’Anafi, porté à 1/10000 s pour s’aligner avec le gain de lumière résultant d’une plus grande ouverture. Les 1/8000 s suffisent au Mavic Air pour obtenir la même exposition.

De toute évidence, nous savons que la 4K apporte un plus intéressant pour les monteurs qui peuvent facilement zoomer dans leur image sans pour autant perdre en qualité. Jusqu’à X2 pour une vidéo 4K on conserve du HD 1080P. Dans l’état actuel des choses, aucun drone DJI ne bénéficie d’une technologie aussi aboutie que celle que propose Parrot, ou devrais-je dire son formidable capteur Sony.

Je souhaiterais donc, sans pour autant aduler Parrot car il ne s’agit pas d’une invention, attirer votre attention sur le fait que ce capteur Sony est capable d’une prouesse miraculeuse. Car l’objectif du Parrot Anafi est bien fixe, mais la longueur focale de l’appareil photo intégré est bien variable ! En théorie, la longueur focale est définie par l’objectif mais également la taille du capteur. Il suffit de prendre pour exemple un capteur micro 4/3 face à un capteur full frame 35mm : ayant une surface deux fois plus petite, l’image projetée sur un capteur micro 4/3 par un objectif 25 mm sera en réalité équivalente à un 50mm. C’est pour cela qu’on parle souvent d’équivalence 35mm en optique photographique. Dès lors, vous pouvez vous amuser à calculer la véritable distance focale de l’Anafi ou du Mavic Air, qui est toujours affichée en équivalence 35mm. En d’autres termes, il vous suffit de calculer le ratio ou crop factor pour connaitre la véritable longueur focale. Soit multiplié par 5,6 dans le cas d’un capteur 1/2.3″. Ce qui nous donne par conséquent pour un objectif de 24mm équivalent 35mm en vérité un objectif d’environ 4.2 mm !

A ce moment précis de cet article, si vous n’avez pas lâché cette longue explication, vous êtes sur le point de comprendre la subtilité technique du capteur Sony dont je ne cesse de parler. En admettant que la taille du capteur Sony de l’Anafi soit variable, il serait donc tout à fait envisageable d’augmenter la distance focale de l’image artificiellement en conservant la même définition 4K qu’à l’origine. A mesure que la superficie du capteur utilisée rétrécie, le crop factor augmente ainsi que la distance focale ou zoom. De cette façon, l’Anafi peut opérer des zooms X3, soit l’équivalent d’un 26mm-78mm sans perte de qualité. Voilà, j’espère que cette explication aura été suffisamment convaincante et intéressante pour vous, en espérant ne pas vous avoir perdu.

Il n’y a rien de compliqué, il faut simplement retenir que l’Anafi ouvre la voie à beaucoup plus de possibilités avec ce zoom hybride. Comme par exemple, se tenir à distance d’un sujet sensible photographié ou filmé. Lorsqu’il est cumulé aux 21 millions de pixels de l’Anafi, ce zoom permet des agrandissements contre les lesquels le Mavic Air ne peut vraiment pas lutter dans ce domaine.

Résolution et FPS

Les résolutions et cadences sont également très similaires, 4k30fps au maximum sur les deux avec un débit ahurissant de 100 mbps. Contrairement au Mavic Air qui peut capturer 120 images par seconde en 1080p, l’Anafi fait moins bien et se limite à 60 fps. Bien prendre en considération que le 120 fps est crée artificiellement : il n’est donc pas très convaincant et affiche une qualité médiocre comparé au 30 ou 60 fps.

Résultat : 1 point pour l’Anafi. Car son capteur est meilleur et répond mieux aux exigences du consommateur.

3Stabilisation numérique vs mécanique

Parrot nous a souvent déçu avec ses stabilisations numériques, alors que DJI a toujours opté pour une stabilisation mécanique, à l’image du Mavic Air qui est encore le plus petit drone à intégrer une stabilisation 3 axes mécanique.

A l’instar des précédents modèles Parrot, l’Anafi rentre dans le grand bain et nous présente une toute nouvelle stabilisation mécanique via une nacelle 2 axes. Le 3 ème axe est assuré numériquement, dommage ! La stabilisation sur l’Anafi et le Mavic est approximativement la même, et ce malgré l’absence de 3ème axe sur le drone de Parrot. Pourtant, l’absence du 3 ème axe est justifiée par une autre innovation renversante dans le monde du drone grand publique. Puisqu’en effet, la nacelle de l’Anafi est capable de pivoter verticalement à 180°. En général, les drones qui peuvent réaliser ce genre d’opérations sont très coûteux et

lourds. En somme, il s’agit d’un très bon point de l’Anafi qui lui permet de prendre l’ascendant sur le Mavic Air. Je vous laisse imaginer les plans réalisables avec cette nacelle.

Résultat : 1 point pour l’Anafi, car la stabilisation numérique compense l’absence de 3ème axe et que ça nacelle peut pivoter à 180° verticalement.

4Ergonomie et pilotage

Les caractéristiques techniques et la qualité d’image ne déterminent pas toujours la viabilité d’un produit sur le marché. Sans parler de l’expérience utilisateur, dire qu’un drone est meilleur en se basant sur les performances annoncées serait une analyse médiocre et peu objective. Ce sont des petits détails et le ressenti du pilote qui définissent au mieux la valeur d’un drone. Car une fois mis en situation, la théorie laisse place à une pratique bien plus révélatrice.

Résistance vent, chocs, intempéries

En premier lieu, il est désormais coutume chez DJI de fournir des modèles ultra-résistants. Même si officiellement DJI n’en parle pas, le Mavic Air capable de résister à des projections d’eau et dans la pratique à des chocs. Je ne peux pas vous en dire plus sur l’Anafi à ce sujet mais il est fort possible que ce soit le cas également.

Ensuite, nous pouvons aussi évoquer la résistance au vent qui me semble un point important avant de se lancer dans l’achat. Bien que l’Anafi soit plus léger de plus de 100 grammes, on pourrait en toute logique croire qu’il serait moins résistant au vent. En vérité, c’est tout le contraire. Parrot annonce son Anafi pour une résistance au vent jusqu’à 50 km/h contre 38km/h pour le Mavic Air. Une performance surprenante mais pas impossible. On sait que Parrot a travaillé son design de façon bio-inspired, c’est-à-dire en s’inspirant d’éléments présents dans la natures ou animaux très proches d’un drone. Sans donner plus de précision car je ne saurais probablement pas expliquer la raison de cette exploit, tout nous porte à croire que sa prise au vent doit être moindre, d’où son aérodynamisme exceptionnel.

Radiocommande

Parrot profite de la sortie de l’Anafi pour moderniser sa radiocommande dénommée Skycontroler. Désormais, le Skycontroler 3 ne peut plus accueillir de tablette mais seulement des smartphones jusqu’à 6 pouces. La radiocommande du Mavic Air me semble plus ergonomique et l’ergonomie très travaillée permet de réduire sa taille une fois repliée. Même si Parrot a grandement amélioré la finition de sa radiocommande, elle prend pourtant beaucoup trop de place pour un drone sensé être transportable.

L’autonomie de la radiocommande de l’Anafi atteint 2h30. Je n’ai pas pu trouver de chiffres officiels concernant celle du Mavic Air, mais j’imagine que son autonomie est légèrement inférieure. Je précise que j’ai un Mavic Air et que l’autonomie me semble aux alentours de 2h sans aucun certitude. Si vous avez une information précise merci de me la communiquer dans les commentaires.

Les deux radiocommandes et drones Parrot et DJI ont recours au protocole WIFI sur deux bandes 2,4 et 5,8 GHz, qui permet un contrôle total du drone via leurs applications respectives avec un smartphone. Le retour visible à l’écran ne dépasse pas les 720p que ce soit le Mavic Air comme sur l’Anafi.radicommande anafi

En revanche, la portée théorique de l’Anafi est annoncée à 4km (europe) alors que le Mavic Air table à 2km (europe) au maximum.

Taille, design et conception

L’Anafi s’inspire énormément des Mavic bien qu’il parvienne à faire mieux en terme de poids. 320 grammes pour l’Anafi contre 430 grammes pour le Mavic Air.

Une fois plié les deux appareils rentrent dans une house fournie d’origine très semblables. Encore une preuve qui n’arrange pas Parrot dit donc, qui n’a pas hésité à copier DJI sur ce coup. La format est totalement différent, le Mavic Air est moins long mais un peu plus large et l’Anafi tout en longueur. En fin de compte, le Mavic est plus pratique à transporter et passe partout malgré la différence de poids. Le volume de la house parait bien plus impressionnant sur l’Anafi.

combo flymore mavic air

Le mavic air existe en 3 couleurs et deux déclinaisons dont le fameux combo flymore au tarif avantageux qui dispose de 3 batteries. A l’inverse, Parrot n’a pas prévu de tel pack et se contente d’un pack classique.

contenu du produit anafi

Sécurité avant tout et capteurs d’obstacles

Ayant pu faire voler à plusieurs reprise des Mavic, je dois reconnaître que ces drones savent allier performance et sécurité. DJI a d’ailleurs une solide réputation chez les professionnels, qui privilégient souvent ces appareils pour leurs missions sensibles. Ce n’est pas pour rien que DJI est aujourd’hui le constructeur numéro 1 dans le monde. Ces drones sont d’une fiabilité inégalée.

Vous n’aurez probablement pas raté que le Parrot Anafi et la plupart des drones Parrot en règle générale, ne disposent d’aucun capteurs d’évitement d’obstacle. Il faut souligner que les bons pilotes, d’autant plus lorsque le drone dispose d’un GPS, n’ont nullement besoin de ces capteurs. Ils constituent même un frein pour effectuer des déplacements dans des espaces très étroits ; puisque le drone peut choisir de s’arrêter s’il estime qu’il y a un risque de collision imminent bien que cela ne soit pas désirable lors d’une prise vidéo.

Jusqu’ici tout va bien, les capteurs d’obstacles du Mavic Air sont une aide supplémentaire et peuvent rassurer un pilote inexpérimenté mais pas indispensables. Auparavant, et il n’y a pas besoin de remonter très loin pour le constater, le drones DJI comme l’Inspire 1 n’avaient aucun capteur et cela n’était pas très dérangeant. En réalité, ce n’est pas l’absence de capteurs qui constitue un frein majeur au succès du Parrot Anafi mais plutôt le manque de retour utilisateur et de tests en condition réelle. Il semblerait effectivement que l’Anafi souffre de problèmes techniques ayants conduit à des accidents malheureux, en partie à cause de pertes de connexion. Ok, Parrot avait prévu le coup, ce cas de figure peut arriver même aux plus grands, perdre une connexion est quelque chose de succinct quand on vole à plusieurs centaines de mètres et le mode return to home permet d’éviter ce genre de mésaventures. Dans ces conditions l’Anafi qui dispose lui aussi d’un return to home est tout à fait capable de gérer une perte de connexion. C’est ici que quelque chose coince selon moi. Sans capteurs et malgré la présence d’un maping GPS complet, le drone essaye de revenir à sa position mais n’est pas capable de détecter les obstacles sur sa route. L’Anafi se crashe. Je ne veux pas vous effrayer, je ne fais que relater des faits qui ont été décris sur des forums et semblent concerner seulement certains modèles de smartphones.

Résultat : 2 points pour le Mavic Air. La présence des capteurs se montre très rassurante lorsque le drone n’est pas à portée de vue ou lors d’une perte de connexion. Le drone opère de manière autonome et dispose d’éléments sur lesquels s’appuyer pour réduire les risques d’accident. J’accorde deux points au Mavic Air car cette catégorie regroupe plusieurs éléments autant vitaux que cruciaux pour un drone.

5Fonctionnalités, applications et accessoires

Que ce soit pour le Parrot Anafi ou le DJI Mavic Air, ces deux engins supportent les smartphones et tablettes Android ou iOS.

Je ne détaillerai pas l’ensemble des modes de prise de vue dans cet article. Seulement les plus marquants. Libre à vous de vous renseigner un peu partout sur internet. Sachez que Parrot a délibérément bloqué l’accès à la fonction follow-me qui permet de suivre un objet ou personne en mouvement ainsi qu’aux fonctions de plans de vol programmé. Donc, vous serez obligé d’acheter cette fonctionnalité dans l’application pour pouvoir en profiter. Le Mavic Air n’impose lui aucun frai additionnel et donne accès à l’ensemble de ces fonctionnalités d’origine en plus du programme DJI Car qui couvre la casse (même volontaire) de votre appareil pendant 1 an (à un tarif abordable de 99 euros).

La liste des modes de vol ou séquences automatisées sur chaque appareil 

Anafi : 360°, Reveal, Rise, Epic, Cameraman, Touch&Fly, Dolly Zoom, Boomerang

Mavic Air : Trépied, Cinéma, Tapfly, POI, ActiveTrack, Dronie, Cercle, Spirale, Fusée, Comète, Asteroid, Panorama Horizontal, Panorama Vertical, Panorama 180°

L’application DJI est bien plus fournie en fonctionnalité et le Mavic Air embarque aussi avec lui des modes de contrôle par gestes assez ludiques dont ne dispose pas l’Anafi à cause de l’absence de capteur.

Anafi n’a peut-être pas de modes aussi cool que le Mavic Air, qui peuvent s’avérer pratiques pour une photo de famille en selfie. Par contre, une autre fonctionnalité a tout particulièrement attiré mon attention ; il s’agit du Dolly Zoom. Je vous parlais de la prouesse du zoom sans perte de l’Anafi au début de cet article. Cet effet on ne peut plus cinématographique qui s’appelle en réalité travelling compensé dans le cinéma, provoque un profond changement de perspective de l’image. En vérité, pendant que le drone recule la caméra effectue un zoom. La réciproque fonctionne également. Je vous laisse apprécier ces quelques images !

Accessoires

Le Mavic Air s’illustre également avec les DJI Goggles, pour s’initier au FPV. Une latence plus faible que sur l’Anafi (300 millisecondes) mesurée de 170 à 240 millisecondes lui permet d’avoir un retour précis en temps réel. Il est également possible de contrôler la nacelle avec les mouvements de votre tête.

Il existe aussi toute un flopée d’accessoires non officielles que l’ont peut trouver et qui s’adaptent parfaitement au Mavic Air.

Parallèlement, ni l’Anafi, ni aucun autre modèle de la gamme Parrot ne propose d’accessoires pour faire évoluer son drone.  Le bebop et l’aile volante Disco étaient initialement vendus avec un casque de réalité virtuelle dans lequel il fallait insérer son smartphone. Mais rien à voir avec la qualité des DJI Goggles ; il s’agissait plus d’un gadget qu’autre chose. J’imagine que Parrot a déjà prévu de sortir son équivalent dans les mois à venir mais rien à l’horizon pour le moment.

Résultat : 1 point pour le Mavic Air. Il est incontestablement plus abouti comme son application mobile ayant une plus grande stabilité.

6Comparaison des prix

Parrot profite de son retard, (ce qui peut paraître paradoxal) pour mieux se positionner sur un marché très florissant. C’est pour cette raison que le Parrot Anafi coûte 100 euros de moins que le Mavic Air, dans l’optique de court-circuiter DJI sur son propre terrain. Sauf qu’il est possible de se procurer un DJI Mavic Air d’occasion à bon prix. Aux alentours de 600 euros, vu qu’il est sorti il y a plusieurs mois maintenant.

Les tarifs dans le deux cas me paraissent plus qu’honnêtes et justifiés compte tenu du niveau de complexité des technologies embarquées dans ces deux drones. Je ne serais pas surpris de voir le prix du Mavic Air à la baisse dans les semaines qui viennent. Non seulement avec l’arrivée de l’Anafi mais surtout du Mavic Pro 2 ou devrais-je dire Mavic 2 !

En savoir plus sur la sortie proche du Mavic 2

Nous l’avons dit plus tôt dans cet article, mais rappelons encore une fois que les batteries de l’Anafi sont 20 euros plus chères que sur le Mavic.

Résultat :égalité. Difficile de les juger sur leur prix, ces derniers étant en constante évolution. Le Mavic Air dispose d’un attirail plus complet pour un prix très proche, entre autre grâce à ses capteurs d’obstacles. Les 100 euros valent la peine d’être investis pour cette raison.

7Au bout du compte lequel acheter ?

Très bonne question, à laquelle je ne me permettrais pas de répondre pour ne pas influencer votre choix, cet article n’ayant pas pour but de vous pousser à la consommation. Plusieurs alternatives s’offrent à vous. Mavic Air et Anafi ne sont pas les seuls drone à prendre en compte, à moins que la mobilité ne soit votre critère principal. Dans ce cas, il ne faut pas trop se casser la tête, dans ce budget il sera difficile de trouver mieux. Sinon, le Mavic Pro peut être une solution attractive avec la prochaine sortie de Mavic 2, les prix vont dégringoler très vite. On pourra alors en trouver à moins de 500 euros sur le marché de l’occasion.

DJI Mavic Air : 3 points

Parrot Anafi : 2 Points

Quand bien même le Mavic Air termine premier en points, j’imagine que ce test est encore trop réducteur pour me permettre de dire qu’un des deux sort véritablement du lot.

Il y a selon moi trop de points d’ombre (je me trompe peut-être)au sujet de l’Anafi dont nous n’avons que très peu de retour pour le moment. Cette société est relativement réputée et sérieuse pour pouvoir surmonter quelques contretemps. Les mois qui viennent détermineront de façon plus nette la crédibilité du drone de Parrot. Si la stabilité de son système et la fiabilité générale de l’appareil se confirme, il se pourrait alors que mon coeur balance pour l’Anafi. En effet, Parrot a su se focaliser sur l’essentiel des besoins du vidéaste amateur et de ce qu’on attend d’un drone vidéo/photo avant le superflue. De la nacelle pilotable verticalement à 180° à son Zoom sans perte X3, autant de raison de craquer pour Anafi.

En attendant plus d’information, la logique voudrait que vous optiez pour un Mavic Air, qui reste une valeur sûre à l’heure actuelle.

 

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