Mavic Pro 2 : le test imaginaire

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Il s’agit du drone le plus attendu de l’année, ils l’ont appelé, le Mavic 2. Bien que l’effet de surprise n’est pas tenu, en grande partie à cause de DJI que j’imagine avoirvolontairement donné des indices à leurs fans tellement l’attente nous paraissait longue.

En résumé, le Mavic 2 vous permettra de filmer des vidéos 4k60 fps sur grand capteur 1 pouce pendant 30 minutes, tout en étant protégé des obstacles provenant de n’importe quelle direction.

Le Mavic pro aura très certainement été le modèle de drone le plus populaire au près des amateurs comme des professionnels. Pas surprenant qu’il fasse l’unanimité sur la totalité de reviews, qui même deux ans après le considère comme l’un des meilleurs drone sur le marché. D’où sa côte assez stable sur le marché de l’occasion.

Bien qu’arrivé après la série Phantom, le design le plus répandu aujourd’hui, le Mavic Air a amorcé l’arrivée d’une nouvelle catégorie de drone : plus léger, aussi performants en vidéo, sécurisés et quasiment autonomes.

Confirmation de l’événement du 23 août 2018

On se rappelle que la présentation du 18 Juillet avait été annulée sans raison particulière, alors qu’elle était sensé lever le voile sur le nouveau Mavic 2. Finalement reportée, nous avons maintenant la certitude que l’événement du 23 août 2018 de New York aura lieu ,après que plusieurs journalistes aient reçu une invitation.

En quoi le Mavic 2 révolutionne le monde du drone

De la même manière que pour la première itération du Mavic Pro, considéré comme le meilleur rapport qualité/prix, le Mavic 2 apporte une réponse des plus inattendues à nos longues suppositions.

Alors que nous estimions qu’un capteur 1 pouce était une tâche irréaliste sur un drone de ces dimensions, DJI n’a clairement pas fini de nous surprendre.

En face de l’Autel Evo dont la version 1 pouce de sa caméra n’a pour l’instant pas été commercialisée, DJI frappe très fort du poing avec son Mavic 2 et ne compte certainement pas se laisse marcher sur les pieds.

Qui plus est, ce capteur immense pour un drone aussi réduit, ne provient pas de n’importe qu’elle usine. Puisque c’est bien Hasselblad, le constructeur d’appareils photo moyen formats (à des prix mirobolants de l’ordre de 100 000 euros), qui s’est chargé de sa conception. Encore que cela ne soit nullement surprenant, étant donné le rachat d’Hasselblad par DJI l’année dernière ; n’empêche que personne ne s’est douté durant une seule seconde que cette histoire se finaliserait par un partenariat sur le Mavic 2.

Contrairement à Parrot (ou n’importe quel autre fabricant de caméra d’ailleurs), DJI continue sa démarche de diversification horizontale et dit “Adios” à Sony, constructeur indétrônable de capteurs, duquel tous les autres dépendent depuis 10 ans.

Autonomie et batterie du Mavic 2

L’autonomie a toujours été un point sensible et problématique, à l’heure où les drones se doivent d’être légers pour satisfaire les différentes législations.

D’emblée, il n’y a pas de grande évolution sur le Mavic 2 comparé au Mavic pro platinum dont l’autonomie avoisinait déjà les 30 minutes. Dans la mesure où sa batterie est toujours composée de 3 cellule et d’une capacité de 3800 mAh, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

Cependant, nous devons remettre les choses dans leur contexte pour mieux cerner les enjeux liés à l’autonomie ; et reconnaître que 30 minutes de vol est déjà une performance que peu de drone peuvent se permettre.

Au final, DJI souhaite conserver l’idée de son traditionnel combo fly more avec deux batteries supplémentaires. C’est pourquoi 30 minutes sera toujours une limite difficilement franchissable. La dépasser reviendra à rendre le combo plus discutable et inapproprié, en plus d’augmenter considérablement le poids du drone. Effectivement, la batterie est toujours la pièce la plus lourde d’un drone.

Capteurs et évitement d’obstacles

Le Mavic Air intégrait déjà sur sa partie arrière un capteur pour pouvoir facilement réaliser des plans ou autres plans de vols en limitant les risques. Nous pouvions nous attendre à une évolution similaire sur le Mavic 2.

Contre toute attente, il bénéficie en réalité d’un système de détection équivalent à la gamme Phantom 4 Pro. Soit une détection omnidirectionnelle (5 directions), excepté sur le dessus de l’appareil qui aurait été utile pour les vols en intérieur par exemple.

Au lieu de capteurs couvrant seulement l’avant et le dessous du Mavic, la deuxième génération recouvre tous l’espace environnant du drone. Cela garantira une protection infaillible dans toutes les situations.

Autre avantage à disposer d’un tel système, est que les télépilotes pourront se dévouer entièrement à la pratique du cadrage, sans risque de s’écraser par inadvertance dans un arbre.

Notre test : après maintes tentative de crash volontaire, nous déclarons le Mavic 2 immortel. Nous avons été particulièrement marqué par l’efficacité de ces capteurs qui évitent tous les objets environnant.

Vidéo et photo : un appareil modulable

Une irréductible envie de crier “Enfin” me démange à ce moment.

Oui, vous l’avez peut-être aperçu sur des photos fuitées mais le Mavic 2 réalise le souhait numéro 1 de tous les réalisateur amateurs qui achèteront ce drone. Gopro l’avait fait avec son Karma et une caméra amovible mais là avec une caméra 1 pouce plus petite qu’une Gopro, DJI place la barre un cran au dessus.

Au-delà d’afficher des caractéristiques très honorables, une poignée enregistreur en vente au prix indéterminé de x euros, permet de fixer et de stabiliser ce petit bijoux technologique. Les fichiers sont accessibles sur un carte Micro-SD.

Fini les techniques de galérien, devoir tenir son drone en main pour filmer est bel et bien dépassé. Ce qui n’était vraiment pas pratique en soi. Même chose pour l’inspire 2 (et son incroyable X7) tenu par des poignées en carbone, que j’aurais rêvé de voir détachable et utilisable sur une poignée stabilisée.

Même si aucune poignée en perspective pour la X7 à cet instant, l’innovation du Mavic 2 vaut clairement le détour, vu le potentiel gain d’espace dans un sac. Ainsi, il n’est pas impensable de voir un retour au source sur l’Inspire 3 équipé d’un tel dispositif, jusqu’alors réservé à la X5R et l’Osmo.

Quoi qu’il en soit, les prochains mois risquent de nous rapporter de très bonnes nouvelles, concernant aussi bien les drones à venir, que l’avenir de DJI dans le milieu du cinéma.

En dépit d’une timide introduction avec les modules Master Wheels et Force Pro et l’élargissement de sa gamme de stabilisateurs, la probabilité pour que DJI se mette à produire des caméras d’un tout autre acabit est inévitable. Comme le souligne son partenariat avec Hasselblad.

Une caméra et un capteur démentiels = explosion

Le Mavic 2 reçoit donc le soutient d’une toute nouvelle caméra, ultime rapport qualité/poids du moment, toutes compétitions confondues. Pour tout dire, il était impossible ne serait ce que d’imaginer le Mavic Pro embarquer un capteur 1 pouce. La croyance générale voulait qu’un capteur intermédiaire 1/1,7″ puisse déjà représenter une belle avancée en la matière. Avec un nombre de pixel égal, cela aurait assuré un gain de dynamique certain en basse lumière, ou sur des zones filmées dont l’exposition varie beaucoup au cours d’une séquence.

Le tout nouveau capteur Hasselblad 1 pouce est une véritable merveille. Avec un plage dynamique inégalée sur un drone de cette taille, le Mavic 2 est presque supérieur à son homologue deux fois plus massif : le Phantom 4 pro V2.0. Et pour couronner le tout, nous avons enfin l’honneur d’une définition 4k cadencé à 60 fps, exclusivement disponible sur le phantom 4 pro et l’Inspire 2. C’est la moindre des choses.

Finalement, nous restons sceptique quant à la supériorité de Hasselblad dans le domaine des capteurs 1 pouce, d’ordinaire spécialisés dans le moyen formats sur des productions à très petite échelle. L’argument Hasselblad est surtout un coup Marketing incroyable pour inciter ces irréductibles Gaulois, refusant encore de goûter aux charmes envoûtants de DJI. La preuve étant que DJI a toujours volontairement omis de mentionner que ses capteurs étaient fabriqués par Sony, ni même les optiques de la Zenmuse X5S produites sur une base Panasonic.

Version zoom : une déclinaison inattendue

Toutes les spéculations pointaient leur viseur sur les probables caractéristiques du Mavic Pro 2. Et personne n’aurait pu imaginer une seule seconde que ce ne serait pas une, mais deux versions qui seraient commercialisées au même moment.

L’invraisemblance laisse progressivement place à la raison, et dévoile le seul moyen de cadenasser un marché sur lequel DJI se sent désormais menacé. Principalement par le Parrot Anafi, qui offre un Zoom numérique sans perte X3 et coûte seulement 700 euros. Pour toutes ces raisons, le Mavic 2 Zoom dispose lui d’un véritable zoom optique X2 à la différence de L’Anafi qui l’obtient en réduisant la taille de son capteur.

Il aurait été tout simplement trop compliqué d’un point de vue technologique de cumuler le zoom optique à un capteur 1 pouce sur un drone de cette dimension. Etant donné que la taille de l’objectif est proportionnelle à la taille du capteur, le Mavic 2 aurait alors définitivement dépassé le poids fatidique des 800 grammes.

A qui se destine cette version zoom ? 

Contrairement à la version pro, armée d’un capteur 1 pouce, la tarification du Mavic 2 Zoom est sans grande surprise plus proche de la concurrence avec des spécifications similaires.

A supposer que le Mavic Pro Zoom soit légèrement plus cher que sa concurrence direct, son capteur de 1/1.7″ lui donne quand même un avantage qui pèse en vidéo. Au même titre que son autonomie et ses capteurs d’évitement, qui lui offre une protection accrue.

Qui devrait opter pour la version pro ?

Comme son nom le souligne, le Mavic 2 Pro est surtout réservé aux professionnels qui recherchent un caméra aérienne légère, performante et dynamique. Moyennant un prix nettement supérieur à la version Zoom, le Mavic 2 pro ne devrait pas effrayer les connaisseurs, qui sont habitués au tarif élevé d’un Phantom 4 pro, deux fois plus gros et délivrant un image à peu de choses près similaire.

Mais le domaine dans lequel le Mavic 2 pro devrait surtout séduire, c’est la modularité de sa caméra. Nous avons déjà évoqué la télécommande qui permettrait alors d’enregistrer de façon totalement indépendante au drone. Un petit écran assure un retour bien qu’il soit aussi possible d’y connecter un smartphone, USB ou Lightning.

Au cas où ça ne suffirait pas à vous convaincre, peu de personne l’avait initialement remarqué sur la photo fuitée, mais un module Rover pourrait également accueillir cette petite caméra 1 pouce. Le Rover est une sorte de véhicule radiocommandé composé de 4 roues, qui réalise permettrait donc de réaliser des travellings au sol.

Et pourquoi pas un Mavic Pro 2 ?

Suite à des débats houleux sur la sortie du Mavic Pro 2, qui s’est finalement avéré être le Mavic 2, DJI abandonne finalement sa dénomination originale. Pour la simple et bonne raison, qu’il ne sera pas l’unique version de sa catégorie. DJI met dès lors un point d’honneur à distinguer sa version Pro, plus proche de ce que recherche un professionnel, dont le tarif sera évidemment supérieur.

Mais avec 3 déclinaisons de ce modèles, il faudra au moins attendre 1 an pour espérer voir une version pro platinum. Comme le souligne l’apparition du Mavic Pro Platinum l’année dernière, un modèle moins bruyant et avec un autonomie allongée à 30 minutes.

Conclusion terrible

DJI ne laisse aucune chance à ses rivaux, bien que le Mavic 2 soit plus lourd que l’Anafi, comment ne pas résister à l’envier de comparer ces deux drones ? Tout les différents au-delà de leur prix, le Mavic 2 causera inéluctablement la fin de tous ses concurrents aussi sérieux soient-ils. Et cela pour deux raisons, principalement parce que le Mavic 2 deviendra rapidement la nouvelle référence du drone amateur et professionnel à un prix attractif. Deuxièmement, le prix du Mavic Pro tombe en chute libre à cause de son grand frère et les occasions sont bien plus intéressante que n’importe quel autre drone neuf.

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