DJI Spark 2 : a-t-il une chance d’exister ?

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L’idée d’un DJI Spark 2 est très discutable. Le Mavic Air ne serait-il tout bonnement pas son remplaçant ?

D’emblée, il faut reconnaître que le Spark n’a pas connu un succès aussi prononcé que son grand frère, le Mavic Pro. Sa petit taille et un prix réduit se sont fait au détriment du type de caractéristiques qui motivent généralement un achat : autonomie, vidéo ou stabilisation. Le Spark n’est certes pas aussi performant, mais l’idée d’un drone portable n’est pas dénuée de sens, quand on connait la façon dont ils sont principalement utilisés.

D’un autre côté, la sortie imminente du Mavic 2 a eu pour effet de faire chuter les prix des autres modèles ces dernières semaines, et plus particulièrement celui du DJI Spark. Un petit drone vidéo tourné spécialement vers une utilisation amateur.

Aujourd’hui très accessible, DJI propose des packs complets avec une radiocommande, qui n’était pas fournie à l’origine, pour la somme symbolique de 500 euros.

Mais demandons-nous plutôt si le Spark 2 a une chance d’exister. Et quelles sont les raisons de l’en empêcher ?

Les défauts du DJI Spark

Alors qu’il générait beaucoup d’émoi à sa sortie, son potentiel de séduction a vite déchanté. Mais quels sont les défauts réellement rédhibitoires à l’heure actuelle pour le Spark ?

Le manque de la 4k

L’arrivée du Mavic Air en début d’année 2018, a rapidement fait disparaître le Spark de notre champ de vision. La raison principale de son oubli : c’est qu’il ne filme qu’en 1080p alors que la majorité des caméras sont capables de faire du 4k.

Mais selon moi, beaucoup trop vite enterré.  Car la 4k n’est en réalité qu’un argument commercial, dont peu de gens auront l’utilité. A l’origine destiné aux voyageurs et autres nomades, DJI a considéré qu’une image 4k ne serait certainement pas exploitable à la sortie du drone. Le comble si vous souhaitez partager vos vidéos directement depuis votre smartphone.

Une stabilisation sur 2 axes seulement

L’absence du troisièmes axe de stabilisation a aussi contribué à ce que le consommateur se désintéresse du Spark. Ces deux axes ne couvrent que l’inclinaison et le roulis. Sa nacelle mécanique n’est donc pas capable de s’orienter latéralement. Cependant, cela n’a que très peu d’incidence sur la prise de vue, les moteurs du drones étant capable de générer cette rotation manquante.

Pas de radiocommande

DJI a du considérer que la radiocommande n’était pas indispensable pour quelqu’un qui souhaiterait voyager. Surtout qu’elle est presque aussi grosse que le Spark. Seulement, DJI n’avait pas pris en compte que les amateurs cherchez aussi une expérience de pilotage. A moins d’en acheter une séparément pour un prix exorbitant (200 euros), il fallait utiliser son smartphone via l’application DJI GO, rendant le contrôle du drone évidemment beaucoup moins précis.

Deuxièmement, l’absence de radiocommande limitait de façon drastique la portée du drone. A partir d’une centaine de mètres, le retour vidéo était altéré alors que DJI annonçait 1km de portée en théorique. Selon le smartphone utilisé, il se peut que la qualité de la réception varie.

Aujourd’hui, le problème ne se pose plus vraiment, car comme nous l’avons énoncé au début de cet article, DJI offre la radiocommande avec le Spark.

Moins ergonomique qu’un Mavic

Enfin, le Spark pouvait à l’origine faire illusion par sa petite taille, puisque le Mavic pro est 3 fois plus gros même replié.

En revanche, le Spark ne dispose pas du même design pliable que celui du Mavic Air. Une fois replié, le Mavic Air est plus petit qu’un Spark et se montre avec sa house de transport plus pratique.

Enfin l’autonomie annoncée à 16 minutes en décevra plus d’un (On tourne plutôt sur du 12 minutes en conditions réelles). Si vous avez l’habitude de lire mes articles, vous savez que je ne considère pas ce facteur comme handicapant, à partir du moment où le drone est plus petit. Et puis rien ne nous empêche d’acheter d’autres batteries, qui sont d’ailleurs moins chères que sur les Mavic. On peut les trouver à 60 euros désormais.

Les points forts qui font vivre l’espoir d’un Spark 2

Aucun des défauts cités ci-dessus ne mettent complètement hors-jeu le Spark. Ils impliquent d’ailleurs des contreparties intéressantes pour certains utilisateurs.

Contrôle par geste 

Le Spark a été le premier drone a en être équipé, bien avant le Mavic Air. Grâce à se deux capteurs frontaux, on peut même le contrôler sans radiocommande ni smartphone. Cette fonctionnalité se révèle très utile pour prendre un Selfie en vitesse.

Il décolle de votre main

Vous n’en trouverez pas d’autre, car il s’agit bien du seul drone DJI capable de décoller et d’atterrir dans votre main. Par conséquent, le Spark est praticable dans n’importe quelle situation contrairement au Mavic qui ont besoin d’un espace plat.

Le même capteur que le Mavic pro

Cela n’est pas dit explicitement par DJI, mais le Spark disposerait a priori du même capteur 1/2.3 pouces de 12 millions de pixels que celui qui équipe le Mavic Air et pro. Ce qui place leur qualité d’image, à définition équivalente, au même niveau. Pas si mal finalement ce Spark ! N’est-ce pas.

Simplicité et rapidité d’exécution 

A la lumière des éléments constatés au fil de cet article, on réalise à quel point le DJI Spark peut se montrer utile au quotidien. Un drone instantané, qu’un enfant pourrait utiliser sereinement et dont les performances ne sont pas si éloignées de la gamme Mavic. Il est le plus rapide à mettre en état de marche et ses vidéos sont exportables facilement sur un smartphone, tablette ou tout autre PC qui rame.

A tarif équivalent du DJI Spark ?

Le Spark est certes loin d’être exempte de tout reproche, mais il se montre surtout pratique pour les voyageurs qui ne souhaitent pas s’encombrer avec un Mavic Pro, définitivement trop gros ou qui n’ont pas les moyens d’acheter un Mavic Air.

Dans cette zone tarifaire, la tâche risque d’être très difficile de parvenir à trouver un drone aussi performant et compact. Il faudrait soit se diriger vers le marché d’occasion, soit d’autres marques concurrentes, qui n’inspirent pas du tout confiance et dont la qualité sera forcément moins bonne.

Vers un DJI Spark 2 ?

Hélas, étant donné le succès du Mavic Air et son prix actuel, il semble peu probable que DJI annonce un DJI Spark 2. A moins qu’il soit plus léger, petit et surtout moins cher…

Le pari mériterait néanmoins d’être relevé. Autrement dit, créer un drone plus petit encore que le Mavic Air, mais aussi évolué. Alors, le Spark 2 aurait les armes stratégiques pour renverser la vapeur et peut-être concurrencer l’Anafi de Parrot sur son propre terrain de jeu.

Des avis partagés mais pleins de préjugés

Je reconnais moi-même avoir longtemps eu des a priori sur le Spark. Un modèle qui n’avait probablement plus sa place dans l’univers DJI. Dépassé par l’évolution fulgurante des drones, en auscultant le Spark de plus près, j’ai finalement retourné ma veste.

En effet, il y a plus de raisons injustifiées que de bonne raisons de ne pas l’acheter. Que ce soit l’absence de la 4k ou du troisième axe de sa stabilisation mécanique, aucun de ces arguments négatifs ne devraient démotiver votre achat. Le Spark est définitivement un bon drone dont le prix est très raisonnable.

 

 

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