Devenir pilote de drone, formations et obligations

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devenir pilote de drone

Nombreux sont les jeunes adultes en passe de rentrer dans la vie active, à se demander comment devenir pilote de drone. Ce métier récent et unique en son genre s’est rapidement développé car il substitue des procédés plus coûteux et moins performants. A l’image des prises de vues aériennes dans le cinéma, bien plus simples à réaliser aujourd’hui avec un drone.

Prérequis et formations pour devenir pilote de drone

Quotidien d’un pilote de drone

Salaires et perspectives

Les domaines d’application

Combien ça coûte ?

Les statistiques et prédictions annoncent un croissance constante du milieu du drone professionnel jusqu’à 2020. Force est de constater l’intérêt et utilité qu’il représente pour l’avenir, malgré des régulations de plus en plus stricte. Alors pourquoi ne pas se lancer dès maintenant ?

statistique sur la croissance du drone professionnel

Quelles conditions pour devenir pilote de drone ?

La bonne nouvelle est qu’il n’y a aucune condition préalable pour pouvoir devenir pilote de drone. Vous n’avez besoin ni du bac, ni d’aucun diplôme d’Etat pour vous lancer.

En fin de compte, il n’y a pas de réponse précise à ce sujet, car peu importe votre parcours, le drone n’est plus vraiment l’apanage des étudiants en audiovisuel, ni des ingénieurs en électronique. Effectivement, le potentiel du drone dans la photographie et la captation vidéo étant arrivé à saturation, il ouvre la voie à une multitude d’applications : agriculture, topographie, sécurité, etc…

Une formation diplômant ou certifiante est-elle obligatoire ?

Non ! Personne ne vous jugera à vos diplômes ni la longueur de votre CV, seules les compétences comptent dans ce domaine. A condition que se plier aux exigences de la réglementation.

D’ailleurs, aucune formation de télépilote de drone n’est certifiante en France. Ne tombez pas dans le panneau des centres de formations qui jouent sur un flou juridique total de ce côté là, en laissaient souvent suggérer qu’une formation était indispensable pour exercer ce métier.

Néanmoins, une formation pratique dans un centre agrée devient obligatoire depuis Juillet 2018. Avant cette date, rien n’interdisait de s’auto-former à la pratique à condition d’avoir une entreprise pour pouvoir se délivrer un certificat de compétence pratique.

Tout savoir sur la nouvelle réglementation

A ce propos, la nouvelle réglementation oblige désormais les télépilotes à disposer d’un certificat d’aptitude théorique et d’un attestation de formation pratique délivrée par des centres agrées par la DGAC (direction générale de l’aviation civile).

Le certificat d’aptitude théorique s’obtient à la suite d’un examen de 60 questions (type QCM) sur une durée de 1h30. Au moins 75% de bonnes réponses sont nécessaires pour obtenir le certificat.

Quel âge pour devenir pilote de drone ?

A priori, la loi ne prévoit pas de limite d’âge. Seul le scénario S4 requière d’avoir au moins 18 ans et une licence de pilote habité.

Tout savoir sur les scénarios de vol

Dans la pratique, le télépilote doit être en âge de travailler pour exercer et disposer d’une assurance responsabilité civile pour répondre en cas d’accident. Il faudra donc avoir au moins 16 ans voire 18 ans selon les applications concernées.

Avec la nouvelle réglementation, utiliser un drone de plus de 800 grammes nécessite une formation préalable gratuite en ligne. Il faut avoir 14 ans révolu pour commencer à s’entraîner sur des gros modèles. Cependant, il existe toute une gamme de drone très légers qui n’ont aucune limitation d’âge. Autrement, le modélisme est un bon moyen de s’initier, notamment dans des clubs dédiés à la compétition. Les champions du monde en la matière sont en général des jeunes adolescents.

Inversement, il n’est jamais trop tard pour changer radicalement de parcours. Surtout vous disposez d’une expertise ou compétence qui viennent compléter le pilotage. Vous obtiendrez davantage de travail en un laps de temps réduit.

Enfin, si ce métier vous est totalement étranger, ne vous laissez pas pour autant décourager. La majorité des personnes qui se lance dans des formations sont en reconversion. D’ailleurs, les financements sont accordés systématiquement pour les demandeurs d’emplois avec un projet concret et démontrant une réelle motivation.

applications drones

Le quotidien d’un pilote de drone

Le travail du pilote de drone comporte 4 étapes.

Préparation

La préparation est une étape obligatoire d’un point de vue légal. Dans un premier temps, le pilote doit estimer la faisabilité du projet pour ne pas entamer de démarche inutiles. Il contrôle le lieu du vol et étudie l’environnement, la proximité avec des zones sensibles qui pourraient le mettre dans l’illégalité et finit par établir un plan de vol. Ensuite, il faut faire part d’une demande détaillant la date, le plan de vol et la nature de l’intervention à la préfecture ou la DGAC pour obtenir des autorisations de vol.

Contrôle et technique

Une fois l’autorisation de vol obtenue en bonne et due forme, le télépilote intervient le jour prévu initialement en ayant pris soin de contrôler son matériel (Etat des batteries, carte mémoires et autres appareils embarqués, etc…).

A noter qu’il aura aussi en amont vérifié les conditions météorologiques.

Vol 

Le télépilote organise son vol avec des agents au sol si nécessaire, lorsque le vol est situé en agglomération. Il respecte les heures et le plan de vol fourni aux autorités.

Exploitation

Ce travail n’est pas toujours effectué par le pilote, mais il se peut qu’il soit amener à effectuer de la post-production (en audiovisuel) ou une analyse des données récoltées en vol.

Le pilote à son compte doit également effectuer un travail de prospection pour trouver des missions.

Le salaire que l’on peut espérer

A priori, la majorité des pilotes de drones exerce cette activité à leur compte, en tant qu’auto-entrepreneur ou autre forme juridique. De ce fait, il est difficile d’estimer avec précision le salaire net par mois d’un télépilote, d’autant plus que ce n’est pas toujours une activité unique.

Lorsqu’il est salarié, le pilote de drone peut prétendre à une rémunération d’environ 2000 euros net par mois jusqu’à 3000 en fin de carrière. Mais avec des compétences supplémentaires ou un diplôme permettant d’exercer dans un domaine en particulier, les salaires peuvent s’étaler jusqu’à 60 000 euros par an.

Dans tous les cas, exercer la fonction de pilote de drone est plus une histoire de passion où la rémunération n’est pas le premier facteur de motivation.

Le marché arrive-t-il à saturation ?


Selon votre objectif et l’application qui concernera votre activité, il se peut que le marché soit déjà saturé. Tenter votre chance serait alors très risqué, étant donné l’investissement financier qu’il faut être en mesure d’amortir.

Le secteur de l’audiovisuel, malgré un nombre d’opportunités plus grand, est le certainement celui dont il est le plus difficile de vivre aujourd’hui. Sans compter sur une concurrence déloyale opérée par des télé-pilotes amateurs qui ne disposent d’aucune autorisation.

Damien Vicart, une télépilote cadreur très réputé dans le métier qui a déjà plusieurs films à son actif, avoue dans une vidéo que très peu de personnes en France parviennent à vivre de cette passion.

Un conseil pour réussir dans l’audiovisuel ?

Concentrer son activité sur la prise de vue aérienne est un pari très risqué. Par contre, utiliser un drone en complément pour élargir des prestations existantes est un excellent atout à mettre en avant. Beaucoup de drones tels que le Mavic Pro ou Air sont à des prix inférieurs à 1000 euros et offrent de bonnes performances en photo et vidéo.

Quels sont les autres applications possibles ?

L’audiovisuel n’est que la face visible de l’iceberg. Pour ainsi dire, les autres marchés sont beaucoup plus lucratifs et moins investis. En réalité, le drone est viable dans toutes les applications qui requièrent à l’origine un avion ou hélicoptère.

Comme le démontre ce graphique, les infrastructures et l’agriculture occupent un place dominante dans la part totale des valeurs dégagées par le drone.

domaine et utilisation des drones

Agriculture

L’agriculture est le domaine par lequel le drone sera le plus concerné d’ici peu. Le drone peut jouer plusieurs rôle cruciaux à l’heure où l’exploitant agricole cherche à améliorer sa productivité.

Des missions de cartographie à l’aide d’un capteur multispectral ou thermique : le drone met en évidence des zones trop exposées ou pas assez irriguées pour y appliquer des traitements localisés. Ces interventions résultent par des économies et une augmentation de la rendement des végétaux.

Le drone investi les problématiques du manque de durabilité dans le modèle agricole actuel et apporte des solutions permettant de limiter l’usage intensif de pesticide et le gaspillage d’eau.

Pour conclure et mettre en application les observations établies par le télépilote, des drones spécialement conçus pour l’épandage peuvent être utilisés avec un plan de vol précis. Non seulement le drone peut traiter des grandes surfaces, mais en plus de cela appliquer des quantités d’agents phytosanitaires proportionnels aux besoins.

Cartographie et photogrammétrie

L’amélioration de la définition et qualité des caméras embarquées permet de réaliser des relevés de plus en plus précis et détaillés. La photogrammétrie est un nouveau métier qui se divise en deux parties, la prise de vue aérienne, puis le traitement des images pour reconstitué un bâtiment/objet/espace en 3 dimensions. On utilise des logiciels tels que Agisoft Photoscan pour reconstituer à l’aide des photographies d’incroyables modèles de vestiges archéologiques.

Surveillance et sécurité

Le potentiel des drones dans la surveillance est très fort à l’heure où la sécurité des événements est constamment menacée. Les budgets alloués à la sécurité ont d’ailleurs explosés cette année à cause du terrorisme et le drone est une solution efficace de surveiller une foule en minimisant les risques d’accidents.

Inspection

Les multirotors ont démontré leur utilité face à toute les conditions météorologiques et leur capacité à conserver une position. Ils sont tout naturellement utilisés dans l’inspection critique ou thermographie d’infrastructures (éolienne, centrale nucléaires, ponts, tuyauteries, etc…). Ils substituent alors des nacelles ou hélicoptères.

Pilote drone dans l’armée

Impliqué dans les technologies liées aux drones depuis sa naissance, l’armée recrute constamment des assistants mécaniques ou télépilotes pour opérer. En france, les missions concernent principalement la surveillance. Travailler dans l’armée vous assure un revenu fixe, une formation complète et des compétences poussées à faire valoir dans le privé par la suite.

Les autres métiers qui impliquent le pilotage

Si le métier de télépilote est souvent mis en avant dans la vente de service, le drone implique avant tout des ingénieurs et techniciens qui le conçoive. En France, le secteur du de la conception mécanique et électronique est particulièrement développé. Voici donc quelques pistes qui pourraient attiser votre curiosité.

Ingénieur mécatronique

Un métier passionnant et très polyvalent qui met à contribution à la fois des compétences mécaniques et en électronique. Un parcours privilégié qui vous ouvrira des voies.

Développeur technologie embarquée

Beaucoup plus axé sur la partie software du drone, c’est le va tout de la filière drone française, qui n’est pas capable de rivaliser avec la concurrence chinois en terme de prix. Parrot parvient à survivre notamment grâce à des logiciels dans le domaine de l’agriculture.

Technicien mécanique

Accessible sans diplôme ni formation particulière, le technicien peut être amené à effectuer des opérations de maintenances sur des drones ou ses équipements. Il monte/répare des modèles complets et teste le matériel avant la livraison au client. Les techniciens sont les plus concernés par le pilotage parmi tous les métiers évoqués car ils complètent en principe une partie du service après-vente.

Technico-commercial

Maîtriser à la fois l’art de la vente et la technique de pilotage est un atout énorme. Parce qu’il est très difficile de convaincre un futur acheteur sans pouvoir rentrer dans des détails techniques ou bien réaliser des démonstrations convaincantes.

Chercheurs/biologiste/archéologie/agriculture.

Comme nous avons pu le voir dans la précédente partie, la liste des métiers concernée n’est pas limitée. A vrai dire, le drone peut aussi vous concerner si vous envisager une carrière dans la recherche puisqu’il permet de réaliser des relevés topographiques précis et demande peu de moyens financiers.

Rédacteur Web / blogger 

Pour terminer sur un métier accessible aux littéraires, comme quoi les ouvertures sont très larges. Le rédacteur web teste régulièrement des drones afin de rédiger des impressions, réaliser des tests ou fiches produits. Ce métier est indispensable dans la vente, car il permet aux entreprises de mieux référencer leurs produits sur le net et d’apporter des réponses concrètes à leurs clients. Il se manifeste aujourd’hui bien au-delà de l’aspect littéraire car il implique souvent des tâches en marketing, communication et aborde des spécificités techniques des appareils.

Les grandes entreprises Françaises

marché du drone statistique

Parrot : numéro 2 à l’échelle mondiale du drone, Parrot a subit quelques difficultés ces dernières années pour renouveler son offre. Initialement investi dans le marché de consommation et principalement du jouet, Parrot diversifie son activité dans l’agriculture après le rachat de sensfly une Enterprise Suisse spécialisée dans les ailes volantes et la cartographie. Un nombre important de postes sont à pourvoir dans le domaine de la mécanique, l’électronique ou du développement de technologies embarquées.

Drone Volt : drone volt est la première entreprise française a s’être lancé dans le développement d’une gamme destinée à la sécurité et au BTP. Malgré plusieurs levées de fonds importantes et un chiffre d’affaire estimé à 9 millions d’euros, Drone Volt affiche  chaque année des pertes démesurées (4 millions d’euros en 2018). Elle survit néanmoins grâce à des financements et la conquête gros marchés qui lui donne une certaine crédibilité au près de ses investisseurs.

Azur Drones : créée de toute pièce en 2016, Azur Drones réalise plusieurs levées de fonds pour un montant total de 20 millions d’euros en l’espace de 2 ans. Elle qui se limitait à de la prestation depuis 2012, elle met la main sur plusieurs start-up françaises dont Flying Eye ou encore Skeytech. Elle affiche une croissance exponentielle grâce à ses activités de développement dans le drone autonome et la sécurité, mais entend bien se faire une place dans tous les domaines concernés : formation, prestation, vente, réparation et homologation. Comme pour Drone Volt, l’aventure a de forte chance de se compliquer pour Azur Drones dans un secteur où la demande est encore à créer et qui nécessite des investissements colossaux.

Hexadrone : vente de matériel pour les professionnels et conception intelligente d’un modèle de drone modulable. Le Tundra est le fleuron de l’industrie du drone en France. Hexadrone est encore une petite entreprise en comparaison à ses concurrents et il y a fort à parier que des postes seront à pourvoir d’ici quelques mois après le lancement officiel du Tundra et en fonction de son succès.

Studiosport : numéro 1 de la vente de caméra embarquée et de drones en France, cette entreprise est un exemple singulier d’une belle réussite. Parti de rien, alors que les drones n’existaient même pas, Studiosport entame une ascension incroyable au moment où les premières Gopro sont commercialisées. Elle réalise aujourd’hui un chiffre d’affaire de 20 millions d’euros par an et ne cesse de progresser. Récemment encore, Studiosport développe ABOT une filaire dédiée uniquement aux professionnels.

Le reste du monde :

A l’échelle mondiale, le nombre d’opportunité n’est pas en reste. Il sera plus difficile pour vous d’obtenir un poste dans un multinationale comme DJI puisqu’elle soustraite son service après vente au près de ses distributeurs.

Combien ça coûte pour se lancer ? 

Le prix d’une bonne formation peut varier selon les compétences et les domaines ciblés. Des financements sont accessibles dans la plupart des cas, auxquelles vous serez peut-être éligibles. Le pôle emploi et l’Afdas sont deux organismes publics souvent mis à contribution pour ce type de formations lorsque le projet est sérieux.

Au-delà de la formation, la partie matérielle est un investissement bien plus important.

En audiovisuel, les tarifs d’un drone vidéo professionnel homologué d‘entrée de gamme oscille entre 600 et 1000 euros.

Lorsqu’il s’agit équipements plus lourds et que vous souhaitez survoler des agglomérations ou personnes, la loi oblige que le drone soit équipé de parachutes et d’un coupe-circuit. Dans ce cas de figure, le prix du drone peut rapidement dépasser les 4000 euros, compte tenu de la rareté de l’offre. Studiosport et Flying Eye sont deux principaux fournisseurs de drones homologués reconnus en France et disposent de système assez fiables.

Thermographie

En plus du drone, il faut souvent prévoir une ou plusieurs caméras selon l’application. Les caméras thermiques par exemple, atteignent des prix prohibitifs. Comme le souligne les tarifs de la marque FLIR qui dépassent systématiquement les 5000 euros. Ce milieu est donc réservé à quelques privilégiés qui peuvent supporter cet investissement mais en aucun cas à un débutant. Cependant, il est possible d’accéder à un service de location à la journée, ce qui vous permettrait alors de réduire vos coûts.

Agriculture

Les agriculteurs n’ont pas beaucoup recours aux drones puisqu’ils sont inabordables pour la majorité d’entre eux. En effet, compte tenu de la limitation de l’offre, les prix s’envolent. L’Agras de DJI, un drone spécialisé dans l’épandage coûte près de 20 000 euros !

Concernant la cartographie et l’analyse multispectrale, Parrot dispose dors et déjà de solutions “clé en main” très prometteuses et dont les tarifs n’excèdent pas les 5000 euros.

Les raisons de ne pas se lancer dans ce secteur

Vous ne savez pas dans quelle voie vous orienter et considérez peut-être le drone comme un bon plan de carrière. Pourtant, vous n’avez aucune compétence particulière en la matière et doutez encore de vos motivations. La réalité est bien plus dure qu’elle n’en a l’air. Mieux vaut ne pas se lancer dans un projet coûteux que vous pourriez regretter.

Le pilotage n’est qu’une infime partie du travail, il implique ensuite un traitement des images, une analyse ou bien une partie technique fastidieuse qui pourrait ne pas vous plaire du tout. Un minimum de compétences en mécanique ou électronique est nécessaire si vous exercez dans un domaine très précis.

En fin de compte, très peu d’entreprises vivent uniquement du revenu octroyé par le drone dont le marché est toujours en devenir.

Le risque majeur de se lancer au jour d’aujourd’hui est la multiplication de l’offre comparée à la demande effective. 

S’auto-former ou s’initier à la pratique du multirotor

Dans la continuité du point précédemment abordé, le seul conseil valable pour tester votre motivation et l’intérêt que vous portez pour ce poste serait de commencer ! Il se peut que ce soit déjà le cas, en ayant un acheté un drone d’entrée de gamme ou en pratiquant comme modéliste amateurs.

Les simulateurs sont aussi un bon moyen de s’exercer et d’appréhender le télépilotage à vue ou en immersion, sans débourser un seul centime, ni risquer de casser votre appareil.

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